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"Bien sûr tu as eu des dizaines de conquêtes, que personnes n'a jamais vue, toujours pendant les fêtes. Pour beaucoup d'entre vous, je suis la première fois, de celle qui comptent mais pas tant que ça. Je ne suis pas de celles à qui l'on fait la cour, moi je suis de celles qui sont déjà d'accord. Vous venez chez moi, mais dès le lendemain, vous refusez en public, de me tenir la main. Quand vous m'embrassez à l'abri des regards, je sais bien pourquoi, pour pas qu'on puisse nous voir. Alors je ferme les yeux, à m'en fendre les paupières, pendant que pour guetter vous les gardez ouverts. Je me répète : "faut pas que je m'attache", vous, vous pensez : "il faut pas que ça se sache". Mais une fois dans mes bras, vos murmures essoufflés, c'est à moi, rien qu'à moi, qu'ils sont destinés. Enlacée contre vous, a respirer vos cheveux, je le sais, je l'affirme, vous m'aimez un peu. Certaines tombent amoureuses, c'est pur, ça les élève, moi, je tombe amoureuse, comme on tombe d'une chaise. Et gonflés de l'avoir fait, vous donnez conférence, une souris qu'on dissèque, mon corps pour la science. Je nourris vos blagues de caserne, que vous pensez viriles, petits hommes des cavernes. D'avoir pour moi, un seul mot de tendresse, vous apparaît comme la pire des faiblesses. Vous, les fiers à bras, vous parlez en experts, oubliant que dans mes bras, vous faisiez moins les fiers. Et les autres filles, perfides petites saintes m'auraient tondue les cheveux à une autre époque. Celles qui ont l'habitude qu'on les cajole, ignorent la solitude, que rien ne console. "






# Posté le mardi 09 décembre 2008 15:10

Modifié le mercredi 10 décembre 2008 05:45

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